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samedi, 24 mai 2008

Une histoire de fou - 18 -

« Regarde ce que j’ai reçu.
- Aaaaaahhhh ! Quelle horreur ! Qu’est-ce que c’est ? C’est horrible ! Aaaaaaaahhhhh ! C’est épouvantable ! Je vais m’évanouir…
- Du calme Clém’. Pas de panique. !
- Mais c’est horrible ! Et regarde la cuisine ! Il y a du sang partout !
- C’est une oreille de cochon. Fraichement coupée. Il y a une cassette avec. Ecoute.
- Une cassette… dis donc, c’est pas moderne
- Ecoute.
- « Un, deux, top ! top ! Ca marche. » « Bah… évidemment que ça marche, il est tout neuf. Aller vas-y. » « Bon, Antoine, tu vois qu’on ne rigole pas. On a sacrifié un cochon pour toi. On l’a piqué cette nuit chez Emile, le voisin. Un de plus ou un de moins, il ne verra pas la différence ce bouseux. Il en a plein son hangar. Bien fait pour lui. De toutes façons, depuis qu’il est sortie avec Josette/… » Crrrrr… Crrrrr… « Donne-moi ce micro. T’es trop con. Donne… Pourquoi tu lui racontes ta vie. On s’en fout d’Emile. T’es vraiment une brèle. Tiens, vas voir dans le jardin si Josette y est. Il y va en plus ! Bon, peu importe. Gros fainéant. Je te rappelle que l’ultimatum c’est demain. Si tu ne donnes pas une suite valable et palpitante à ton blog, c’est une de tes jolies petites oreilles que ta femme recevra par la Poste. Puis ensuite ce sera la deuxième. Et puis un doigt de pied, et puis un deuxième, et puis tous les doigts de pied, le pied, l’autre, la jambe, le genou, et ainsi de suite. C’est tout le Antoine en petits morceaux qu’elle recevra ta gonzesse. Signé le
F.I.P.P…
enfin le Front international pour que ce gros fainéant d’Antoine donne une suite à son blog.»
- Merde…
- Comme tu dis.
- Qu’est-ce que tu vas faire ?
- J’en ai parlé à Mérou.
- Et ?
- Il a un petit appartement au Tréport. Il m’a proposé d’y aller quelques jours, le temps que ça se calme. J’hésitais jusque là, mais maintenant, avec ça.
- Qu’est-ce que tu vas lui dire ?
- D’accord.
- Quoi d’accord ?
- Je vais lui dire d’accord. Ca va lui faire plaisir… Et puis je n’ai plus le choix. C’est ma vie qui est en jeu. Ce sont des dingues. Ca me paralyse. J’ai peur. Je n’ai plus d’idées pour le blog.
- Alors vas-y, file. Et que la force soit avec toi.
- Tu dis n’importe quoi.
- Oui. C’est les nerfs. Sers-moi un whisky. Un double. Bien tassé.
- A 9 heures du mat’ ?

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