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samedi, 31 mai 2008

Une histoire de fou - 20 -

Antoine,
Tu as dû en baver sur ton vélo mon chou. Tu es drôlement courageux quand même. Je sais maintenant pourquoi je t'ai épousé. Bon. Je te résume. Ca a été le défilé aujourd’hui. D’abord il y a eu le voisin aveugle qui est venu me demander si je n’avais pas vu son chien. Evidemment je lui ai répondu que non, que si je le voyais je lui ferai signe, et que si je pouvais lui rendre service, il pouvait compter sur moi. En repartant il s’est pris le poteau électrique sur le trottoir, tu sais, celui qui est mal placé. Ensuite le maniaque d’en face. Il est revenu de vacances cette nuit ; il a fait un boucan d’enfer, tu ne peux pas imaginer. Et sa femme qui gueulait : « Mamma mia ! La piscina ! Mamma mia ! La piscina, la piscina ! (elle est Italienne je crois). Finalement j’ai pris un somnifère et je me suis pieuté. Bon bref, il est venu sonner ce matin pour savoir si on n’avait rien vu ou entendu. « Bé non » je lui ai répondu. « La soirée a été calme, je ne vois pas. » J’étais quand même mal à l’aise parce que je me suis aperçu qu’il y avait un filet d’eau qui coulait du garage… Finalement il est reparti. Complètement groggy. Une loque.
Et puis après ça a été un drôle de type. Franchement louche. Il a toqué à la porte. Je lui ai ouvert.
« Il est là le Antoine ? 
- Ah que non » je lui ai répondu, comme ça, les nerfs.
- Et que il est où le Antoine ?
- Ah que je sais pas. »
Il y a eu un silence.
« Ah ouai ?
- Ouai. »
Et il est reparti.
Tu peux être fière de moi hein, parce que j’ai drôlement flippé.
Fais attention à toi.
Clémentine.
P.S. : tu peux t’asseoir à nouveau ?

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