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lundi, 02 juin 2008

Une histoire de fou - 22 -

Clémentine,
Hier, Mifel, le patron du « P’tit bar », le troquet où ve vais boire un petit mufcadet le foir, ingognito bien fûr, chapeau, lunettes de soleil, imperméable, m’a invité à une partie de pêfe fe matin. Du coup me voilà aux aurores fur le port, prêt à braver les éléments. La météo annonfait un grain, fe qui, en langage marin, fignifie un gros coup de vent ma férie, presqu’une tempête fi tu préfères. Mais fe n’est pas fa qui allait m’arrêter. Alors que ve m’apprêtais à grimper fur fon bateau, ve me fuis pris le pied dans un cordage qui trainait là merde ! f’est du n’importe quoi, f’est le foutoir fur fe quai !. Fa a été la gamelle du fiècle, avec les dents de devant qui ont explosé contre le bateau, puis le plongeon dans le port. Comme v’avais mis des bottes de pêfeur, elles fe font remplies d’eau et v’ai failli mourir noyé. Heureusement, Mifel m’a récupéré avec fa gaffe. Il y avait un attroupement fur le quai. Ils venaient au fpectacle fes cons. Ve fuis rentré dare dare à l’appart mais ve fuis pas pafé inaperfu dans le Tréport. Ve fuis mal, ve fuis mal.
Et toi, comment fa va ? Et les voisins ?
Ton Antoine

Poft fcriptum (f’est dur à dire) : maintenant ve peux m’afoir. F’est déjà fà.


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