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vendredi, 03 mars 2017

Jeté du lit

Doucement, très doucement la ville s’éveille. La brume s’estompe dans les rues encore froides, l’odeur du café, les premiers êtres qui vont une baguette à la main, la radio, Aznavour, c’est un samedi d’automne dans un bistrot monotone. La serveuse souriante, une mèche rebelle, un chandail mis à la hâte, et la main délicate qui tente parfois de coincer cette mèche sous un bandeau rouge ; la démarche encore incertaine quand avec un plateau chargé de deux cafés, elle s’approche d’un jeune couple jeté du lit.
Un matin d’automne tranquille avec les espoirs les plus fous qui naissent parce que rien n’est encore vivant, parce que chacun se prend à rêver.
Une jeune femme se plaint au garçon ; elle fait des grimaces, son sèche-cheveux ne fonctionne  plus depuis ce matin ; c’est étrange, il a toujours bien marché. Le garçon reste calme et lui explique en souriant qu’il n’y est pour rien, qu’elle doit le porter chez un réparateur qui lui pourra voir, mais non il sert des cafés, pourquoi irait-il réparer des sèche-cheveux, ce n’est pas son travail.
« Excusez-moi, vous avez raison, mais je vous trouve sympathique, alors voilà. »
La jeune femme remet son foulard sur ses cheveux mouillés puis sort du café ; un chien la suit.

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