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mercredi, 29 mars 2017

C'est loin

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Le Tréport, 2015

vendredi, 24 mars 2017

Partie très loin

Je ne sais pas où le regard de la vieille dame assise près de moi va se perdre, mais ça doit être dans un endroit enfoui sous des couches et des couches de terre, de racines, de pierres, d’eau, comme sur les photos de sites archéologiques qui montrent une coupe verticale du sol fouillé ; on peur remonter très loin ainsi. Elle a dû atteindre une bonne profondeur.
Un type à côté se démène comme un fou sur le flipper ; ça fait un grand « paf ! » très sec à chaque fois qu’il gagne une boule gratuite.
Une femme entre, très belle ; ses jambes élancées avancent lentement vers le coin tabac. Le flipper s’est tu ; le type allume une cigarette à la « cow-boy », la tête penchée sur le côté, et son regard plissé vient se planter sur les fesses de la femme qui se saisit de son paquet de menthol et ressort lentement, « clac ! » « clac !», ce sont les talons, et c’est beau à entendre. Le type ne sourit pas du tout. Il jette sa cigarette à terre et l’écrase nerveusement. Il donne un grand coup sur le lanceur du flipper avec la paume de la main et la boule part très vite ; je ne la vois pas d’où je suis, mais elle part très vite.
La petite vieille se lève et sort très lentement, sa canne frappe les pieds des tables comme si elle était aveugle. Elle est juste partie un peu trop loin.

vendredi, 17 mars 2017

Surnatural

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Rue l'Olive, Paris 18e

vendredi, 03 mars 2017

Jeté du lit

Doucement, très doucement la ville s’éveille. La brume s’estompe dans les rues encore froides, l’odeur du café, les premiers êtres qui vont une baguette à la main, la radio, Aznavour, c’est un samedi d’automne dans un bistrot monotone. La serveuse souriante, une mèche rebelle, un chandail mis à la hâte, et la main délicate qui tente parfois de coincer cette mèche sous un bandeau rouge ; la démarche encore incertaine quand avec un plateau chargé de deux cafés, elle s’approche d’un jeune couple jeté du lit.
Un matin d’automne tranquille avec les espoirs les plus fous qui naissent parce que rien n’est encore vivant, parce que chacun se prend à rêver.
Une jeune femme se plaint au garçon ; elle fait des grimaces, son sèche-cheveux ne fonctionne  plus depuis ce matin ; c’est étrange, il a toujours bien marché. Le garçon reste calme et lui explique en souriant qu’il n’y est pour rien, qu’elle doit le porter chez un réparateur qui lui pourra voir, mais non il sert des cafés, pourquoi irait-il réparer des sèche-cheveux, ce n’est pas son travail.
« Excusez-moi, vous avez raison, mais je vous trouve sympathique, alors voilà. »
La jeune femme remet son foulard sur ses cheveux mouillés puis sort du café ; un chien la suit.

jeudi, 02 mars 2017

Et...

 

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un train au loin qui passe.

(Jardin de Giverny)