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vendredi, 21 avril 2017

C'est pour ton bien

« Aller, laisse tomber… on n’y peut rien… tu n’es pas responsable… moi non plus. Il fallait bien que cela arrive un jour. C’est à chaque fois la même chose… ce n’est pas la peine de se jouer la comédie. »
Roberto haussa les épaules. Silence.
« A quoi tu penses ? continua t-il.
-…
- Tu ne penses jamais toi, Madame est au-dessus de tout cela, tous ces petits problèmes qui nous bouffent la vie, nuit et jour, hein ?
-…
- Tu as bien raison. »
Il donna une petite tape sur l’épaule de la jeune femme.
« Tu vois tous les deux, on s’entend plutôt bien, c’est vrai… mais… mais j’aimerais que tu puisses me parler de temps en temps, que tu prononces des sons, n’importe quoi… Je ne supporte plus de te voir là, dans cette pièce, silencieuse.
-….
« C’est pour cela Lily, c’est fini entre nous. Si j’avais … Tu m’entends ?... Non… Ce jour là j’aurais mieux fait de choisir un pot de fleur, oui, ou une lampe, un meuble, n’importe quoi mais pas toi ; je n’en peux plus, excuse-moi, mais je n’en peux plus de te voir ! »
Il finit sa phrase en criant.
« Regarde-toi ! On dirait un pantin ! »
-…
« J’ai tout fait pour sauver notre amour… Mais c’est fini, il faut qu’on se sépare. Ma décision est prise
Alors Roberto se laissa tomber sur une chaise face à Lily et ses longs cheveux bruns qui tombaient sur ses frêles épaules. Elle était belle. Il sourit.
 « Je ne vais pas t’abandonner, rassure-toi, on ne sait pas sur quel pervers tu pourrais tomber, ma Lily… »
Il attendit un instant avant de finir sa phrase, le temps de se lever brutalement, de la soulever en l’embrassant sur le front, puis de lui murmurer à l’oreille :
« Je vais te tuer. »
Il se saisit du mannequin de vitrine puis le porta jusqu’à la fenêtre,  au 101e étage. Il la regarda tendrement, les yeux humides, puis la jeta dans le vide.
« Personne ne saura d’où elle est tombée. Et puis pour ce qu’il en restera. »

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